L'opposition jette un pavé dans la mare avec des questions sur l'eau Stanislas Cuber, Joseph Noculak, Serge Griboval (assis), Jacky Biencourt, Nicole Leleu et Philippe Saffer
s'interrogent.
Après l'aménagement de la ZAC du Moulin, l'opposition se saisit de la base nautique pour se faire entendre... et demander des réponses sur des questions d'eau. La rivière la Loisne, l'érosion des berges, le bras mort du canal « et ses boues toxiques » : l'opposition se mouille. « Nous sommes allés sur le terrain le 25 février et le 12 mars », explique Joseph Noculak. Autour de lui, Stanislas Cuber (pour la liste De tout coeur pour Beuvry de Voltaire Bouque), Jacky Biencourt (Union pour Beuvry ), Serge Griboval et Nicole Leleu (Beuvry Avenir), Philippe Saffer (Vivre ma ville). Une démarche commune donc, et un constat identique. « Il faut avoir une réflexion sur le canal, l'érosion des berges... bien avant la reconstruction de la base nautique », affirme Joseph Noculak. « Base nautique dans un égout » Car pour eux, qui dit base nautique, dit canoë, dit initiation au sauvetage, dit planche à voile, dit pêche...
Dès lors, la conclusion coule de source : « Ces activités doivent se dérouler dans de bonnes conditions, notamment dans une eau de bonne qualité. » Problème, c'est que « l'eau de l'ancien canal des houillères est polluée par des boues toxiques, composées de métaux lourds, de boues à forte teneur en hydrocarbures qui sont amenées par le déversement de la rivière de dessèchement qui s'y jette par l'intermédiaire de la station de relevage et les vis d'Archimède », affirme encore Joseph Noculak. « On ne peut pas faire une base nautique dans un égout », tranche de manière un peu plus triviale Jacky Biencourt. « Il y a deux ans, il y a eu un curage du bras mort du canal par le SIPAL avec un coût, je crois, de 600 000 E et aujourd'hui, rien n'est trouvé pour stabiliser les berges et éviter les déchets. Nous allons donc recommencer le curage ? », demande Philippe Saffer.
Et l'ancien adjoint aux travaux d'enfoncer le clou : « Il faudrait aussi effectuer un peu de génie civil à la station de relevage car l'ouvrage ne semble plus stable. » Génie civil, l'opposition assure l'être dans l'âme car elle se veut « constructive ». « Nous proposons de poser des palplanches pour renforcer les berges et créer un bassin de rétention pour éviter que le niveau ne monte », proposent-ils. Et de poser la question du devenir de l'étude effectuée par le SYMSAGEL (Syndicat mixte pour le SAGE de la Lys). « Il faut budgétiser les travaux sur plusieurs années et travailler avec les communes traversées par La Loisne », déclare Joseph Noculak. Inscrire des lignes au budget, c'est bien mais avec quel argent ? « Il faut frapper à toutes les portes », répondent-ils. Véolia ou SIVOM ? Et de décliner un catalogue de partenaires : Artois Comm., CCNE, VNF, les syndicats intercommunaux, l'Agence de l'eau, le conseil général, le conseil régional, le ministère de l'Agriculture et de la Pêche, de l'Environnement, l'association Noeux Environnement... « On s'intéresse à notre ville », renchérit Nicole Leleu.
Et de s'interroger sur l'alimentation en eau. « Le 1e r janvier 2010, le contrat qui liait la commune à Véolia se termine. Va-t-on resigner ou va-t-on se tourner vers le SIVOM du Béthunois ? Nous ne savons rien ! »
Jacky Biencourt, lui, ce qui l'inquiète, c'est la station de relevage à Gorre, pour amener l'eau de la Lys vers Lens-Liévin. « Comme par hasard, elle va être implantée juste près du lieu où des captages ont été effectués. Comme ça, on va pouvoir tout camoufler », redoute-t-il. Ce qui est clair en tout cas, c'est que ce mandat ne risque pas d'être un long fleuve tranquille entre majorité et opposition
La Voix du Nord PAR DAVID CIERNIAK vendredi 27.03.2009,
Après l'aménagement de la ZAC du Moulin, l'opposition se saisit de la base nautique pour se faire entendre... et demander des réponses sur des questions d'eau. La rivière la Loisne, l'érosion des berges, le bras mort du canal « et ses boues toxiques » : l'opposition se mouille. « Nous sommes allés sur le terrain le 25 février et le 12 mars », explique Joseph Noculak. Autour de lui, Stanislas Cuber (pour la liste De tout coeur pour Beuvry de Voltaire Bouque), Jacky Biencourt (Union pour Beuvry ), Serge Griboval et Nicole Leleu (Beuvry Avenir), Philippe Saffer (Vivre ma ville). Une démarche commune donc, et un constat identique. « Il faut avoir une réflexion sur le canal, l'érosion des berges... bien avant la reconstruction de la base nautique », affirme Joseph Noculak. « Base nautique dans un égout » Car pour eux, qui dit base nautique, dit canoë, dit initiation au sauvetage, dit planche à voile, dit pêche...
Dès lors, la conclusion coule de source : « Ces activités doivent se dérouler dans de bonnes conditions, notamment dans une eau de bonne qualité. » Problème, c'est que « l'eau de l'ancien canal des houillères est polluée par des boues toxiques, composées de métaux lourds, de boues à forte teneur en hydrocarbures qui sont amenées par le déversement de la rivière de dessèchement qui s'y jette par l'intermédiaire de la station de relevage et les vis d'Archimède », affirme encore Joseph Noculak. « On ne peut pas faire une base nautique dans un égout », tranche de manière un peu plus triviale Jacky Biencourt. « Il y a deux ans, il y a eu un curage du bras mort du canal par le SIPAL avec un coût, je crois, de 600 000 E et aujourd'hui, rien n'est trouvé pour stabiliser les berges et éviter les déchets. Nous allons donc recommencer le curage ? », demande Philippe Saffer.
Et l'ancien adjoint aux travaux d'enfoncer le clou : « Il faudrait aussi effectuer un peu de génie civil à la station de relevage car l'ouvrage ne semble plus stable. » Génie civil, l'opposition assure l'être dans l'âme car elle se veut « constructive ». « Nous proposons de poser des palplanches pour renforcer les berges et créer un bassin de rétention pour éviter que le niveau ne monte », proposent-ils. Et de poser la question du devenir de l'étude effectuée par le SYMSAGEL (Syndicat mixte pour le SAGE de la Lys). « Il faut budgétiser les travaux sur plusieurs années et travailler avec les communes traversées par La Loisne », déclare Joseph Noculak. Inscrire des lignes au budget, c'est bien mais avec quel argent ? « Il faut frapper à toutes les portes », répondent-ils. Véolia ou SIVOM ? Et de décliner un catalogue de partenaires : Artois Comm., CCNE, VNF, les syndicats intercommunaux, l'Agence de l'eau, le conseil général, le conseil régional, le ministère de l'Agriculture et de la Pêche, de l'Environnement, l'association Noeux Environnement... « On s'intéresse à notre ville », renchérit Nicole Leleu.
Et de s'interroger sur l'alimentation en eau. « Le 1e r janvier 2010, le contrat qui liait la commune à Véolia se termine. Va-t-on resigner ou va-t-on se tourner vers le SIVOM du Béthunois ? Nous ne savons rien ! »
Jacky Biencourt, lui, ce qui l'inquiète, c'est la station de relevage à Gorre, pour amener l'eau de la Lys vers Lens-Liévin. « Comme par hasard, elle va être implantée juste près du lieu où des captages ont été effectués. Comme ça, on va pouvoir tout camoufler », redoute-t-il. Ce qui est clair en tout cas, c'est que ce mandat ne risque pas d'être un long fleuve tranquille entre majorité et opposition
La Voix du Nord PAR DAVID CIERNIAK vendredi 27.03.2009,
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