Franchement , n'y a t'il pas de raisons d'avoir
peur pour BEUVRY ?? Si Lens Lievin pompe jusqu'a 900 M 3 / heure dans le Beau Marais !!
En guerre depuis quinze ans, l'association de défense des puits artésiens remonte au créneau. Cette fois, ce n'est plus contre Lens-Liévin qu'elle bataille, mais contre le SIVOM
Communauté du Béthunois.
PAR CHRISTIAN LARIVIÈRE
bethune@info-artois.fr En septembre, le SIVOM va pomper dans un forage de Vendin, près du carrefour des Pilastres. L'un des trois dans lesquels le district de Lens-Liévin (aujourd'hui transformé en communauté d'agglomération) voulait puiser en 1994 mais n'avait pu mener son projet à terme. Le test réalisé alors pendant trois semaines avait provoqué des perturbations (une baisse du niveau de la nappe, le tarissement des puits artésiens) et suscité une levée de boucliers. Dont ceux du syndicat intercommunal auquel l'association reproche d'avoir changé de point de vue.
« Nous allons faire des essais dans le cadre d'un projet de sécurisation de nos ressources en eau. Il y a plusieurs années que nous cherchons des solutions », explique Hugues Venel,
directeur des services techniques du SIVOM.
Cette recherche est devenue plus urgente depuis que les services de l'État ont interdit à Annezin de poursuivre la distribution de son eau parce que sa teneur en nickel est au-dessus des normes (lire la colonne Repères ci-contre). Conséquence : le SIVOM doit trouver ailleurs la part de son eau qu'il achetait à Annezin, en particulier pour desservir les communes de Vendin et de Hinges.
« Nous avons présenté tout cela aux riverains lors d'une réunion publique le 21 avril à la mairie de Vendin », rappelle Hugues Venel. Il explique qu'il ne s'agira que d'un pompage
temporaire pendant quatre jours, sur un site gardienné jour et nuit, pour lequel le SIVOM a obtenu les autorisations administratives. Les eaux seront rejetées dans la Clarence. Les hydrogéologues
en tireront des conclusions. « Si les essais de pompage au forage des Pilastres sont concluants, il y aura une enquête publique.
La loi sur l'eau la rend obligatoire. » Aux yeux du directeur du SIVOM, les essais qui vont être menés en septembre sont sans communes mesures avec ceux
qui avaient été réalisés par Lens-Liévin. « Le débit actuel est de 80 à 105 m³ par heure. On veut voir si on peut aller jusqu'à 300 m³. Le district de Lens-Liévin prélevait 900 m³. Ce n'est
pas du tout les mêmes proportions